Lorsque Cécile d‘Hivency (Les Confidences de Lizzie) m’a
annoncé que mon article serait publié le 09 novembre, je me suis dit « ma
cocotte, pourquoi pas parler du fait d’avoir 30 ans » ou quelque chose
comme ça, car dans ma tête, les phrases ne sont pas toujours aussi belles.
C’est bien plus compliqué que ça.

Bref, voilà vous savez tout,
aujourd’hui j’ai 30 ans. Voilà un moment que ce chiffre me trotte dans la tête,
que je m’y prépare psychologiquement car c’est tout de même un cap important à
passer. Bien plus compliqué pour moi que celui des 20 ou des 25. Alors pourquoi
pas faire un petit bilan, comment à 20 ans je voyais ma vie à 30, de toutes
ces choses qui ont changé et évolué autour de moi. Et de prendre un petit coup
de vieux…
A 20 ans…
N’empêche qu’une fois que tu as
passé les 20 ans, la vie file à toute vitesse, c’est bien vrai. On se dit
« ces vieux, qu’est-ce qu’ils racontent… » mais ils ont raison, il
faut bien le reconnaître. Les années défilent à toute allure sans que tu aies
le temps de t’en rendre compte. Là, nous sommes en novembre 2016 ! Encore
quasiment une année finie ! Tout va trop vite. Je me demande parfois si nous
prenons vraiment le temps de vivre ou si l’on ne se contente pas de
« survivre », de faire toutes ces choses qu’on a à faire, remplir
toutes nos obligations, si l’on est pas un peu réglé comme des automates ?
Bref, à 20 ans, je pensais qu’à
30 ans ma vie serait tranquille : que j’aurais un travail, qui me plaît, dans
lequel je m’épanouis et m’accomplis pleinement. Je pensais également que
j’aurais une jolie maison, avec un jardin, un homme et des enfants qui courent
partout. Une belle voiture. Une vie qui frôle un peu le conte de fée moderne.
Mais n’est-ce pas ce dont nous rêvons un peu tous ? Etre heureux, serein et
confiant en l’avenir
au sein du petit monde que nous aurions construit. Une vie
personnelle et professionnelle équilibrée ?
Qu’en est-il vraiment ?
30 ans n’est visiblement plus
pour moi l’âge de l’accomplissement de soi. Auparavant, à cet âge, les femmes
avaient déjà 3 enfants, une maison, un travail en plein essor ou bien étaient
mères au foyer. On restait avec le même homme toute sa vie. Les enfants
allaient en vacances chez les grands-parents…
Aujourd’hui, il me parait bien
plus difficile qu’autrefois d’être posé ou d’être propriétaire. On fonde une
famille tardivement, on change régulièrement de travail par choix ou
contrainte. En réalité, la stabilité personnelle et professionnelle arrive bien
après, la vie et ses facteurs sont en perpétuel mouvement.
Aujourd’hui
A défaut de trouver un emploi qui
réponde à mes aspirations, je me suis lancée comme auto-entrepreneur, pour
faire ce que j’aime et ne pas avoir à dépendre d’un employeur. Il était temps
que je me prenne en mains, que je trouve le courage et la force d’entreprendre,
pour aller de l’avant et me construire cet avenir dont je rêvais. Les fins de
mois sont difficiles financièrement, mais je ne regrette pas mon choix. Je peux
m’organiser comme je le sens, profiter de ma famille, et rythmer mes journées à
ma convenance. Je me sens plus libre et j’ai plus l’impression de vivre
vraiment.
Je ne suis pas encore propriétaire
mais j’ai un toit au-dessus de ma tête, de l’électricité, du chauffage, une douche
avec de l’eau chaude… Ce confort que tout le monde n’a pas. Il faut parfois
savoir se contenter de ce qu’on a avant de chercher à avoir et rêver ce qu’on a
pas.
J’ai un mari aimant et
attentionné, une petite fille (de 2 ans et demi) qui me mène la vie dure, me
pousse dans mes retranchements et teste mes limites. Éduquer un enfant est
encore bien plus difficile que tout ce que j’avais pu imaginer. Elle peut être
un amour comme un petit démon. Ces enfants d’aujourd’hui qui veulent tout
commander, t’apprendre la vie et affirme déjà des traces de caractères très
prononcé.
Les années à venir…
J’espère que les années seront plus prospères
avec moins de souci, un autre enfant, d’autres voyages… Professionnellement,
le summum serait de pouvoir vivre de ma passion (mon blog). Et à ce moment-là,
je serais l’une des plus heureuses du monde car cette opportunité n’est pas
donnée à tout le monde.
Mais le plus important, c’est de
tirer des leçons des erreurs passées pour ne pas les reproduire et en tirer le
meilleur pour être encore plus fort : et surtout, se contenter et être heureux
de ce que l’on a, au lieu de pleurer ce que l’on n’a pas.
Et vous, que pensez-vous de la
vie que l’on mène ?
Jennifer du blog http://lemondedejenn.fr/

 

 

 

 

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